Oedipe roi

Chers visisteurs (et visiteuse, comme dirait Eluard), voici le début de mes rapports de lecture qui sont là pour prouver que je ne passe pas mes vacances à paresser au soleil comme une partie des lecteurs de ce présent article^^. Ayant remarqué de sévères lacunes dans ma connaissance du Théâtre grec antique, j'ai décidé de m'y mettre en commençant par celui qui risque de demeurer mon préféré : ce cher Sophocle !

Sophocle est l'auteur d'une trilogique que je surnomme la "trilogie créonienne" pour la simple raison que Créon est le seul personnage commun aux trois oeuvres si l'on excepte la présence d'Antigone enfant dans le premier volume mais qui n'est pas citée dans la liste des personnages, une figurante donc.

Oedipe roi est le premier opus de cette trilogie.
Comme une bonne partie du monde contemporain, les spectateurs athéniens connaissent la légende d'Oedipe, ce Thébain de naissance dont le destin était de tuer son père Laïos et de se marier à sa mère Jocaste. Comme toute tragédie selon Aristote, Oedipe Roi libère les spectateurs de leurs passions grâce à la catharsis. Le spectateur sait que Oedipe est parricide et incestueux mais Oedipe ne le sait pas durant la majeure partie de la pièce, c'est ce qu'on appelle l'ironie tragique pour le spectateur : Mise à distance + Source d'émotion.
Comme d'habitude voici les personnages :

Oedipe est un roi au sommet de son pouvoir, il vient de résourdre l'énigme du sphrinx (cf le tableau d'Ingrès en image) et brille par son intelligence. Sauf que les dieux ont deux raisons de vouloir le punir : d'une part il n'est pas un roi légitime puisqu'il ne règne pas par la vertu de son sang (bien qu'il fût vraiment le fils du Roi), c'est donc un Tyran (selon le sens grec) puisqu'il a obtenu son pouvoir par ses oeuvres et par chance. D'autre part, il incarne le début de la liberté humaine, d'une certaine façon, il se met en compétition avec les dieux et les dieux n'aiment pas du tout qu'on tente de rivaliser avec eux...

Le prêtre est un personnage moindre qui énonce les exploits d'Oedipe dans le prologue mais qui montre la dimension religieuse de la pièce. Dans Poétique d'Aristote (bientôt un article dessus), il est dit que jouer une tragédie est au débat une cérémonie religieuse puisqu'elle se rapport au culte de Bacchus (vous savez, celui qui aime le vin !). Le prêtre est porte-parole de la cité.

Créon est le frère de Jocaste et le beau-frère d'Oedipe, il a cédé le trône à ce dernier lorsqu'il a délivré Thèbes de la Shpringe (c'est comme ça qu'ils appellent le Sphinx). Au début de la pièce, Créon revient du sanctuaire d'Apollon et a rapporté l'oracle, un témoin de la mort du roi (Laïos) vit toujours et Oedipe a promis de venger la mort du roi.... Dans le deuxième épisode, il est accusé par Oedipe d'être l'assassin, l'accusation est fausse, naturellement.

Tirésias est le devin, Oedipe l'interroge dans le premier épisode pour connaître l'assassin de Laïos et le devin qui connaît la vérité sur le meurtre du roi : Ah, hélas !Terrible, à qui le possède, est le savoir quand il reste sans effet. Il parle mais Oedipe ne le croit pas et insulte ses dons avant de le chasser.

Jocaste est la femme (et la mère) d'Oedipe, elle lui est très dévouée. Elle lui dit de ne pas s'inquiéter à propos de l'oracle et tente de l'apaiser lorsqu'il est en colère. Elle est l'épouse accomplie du Roi. Elle est très méfiante vis à vis des oracles puisqu'elle croit avoir perdu son fils à cause de l'un d'eux (Laïos après la naissance de son fils s'est rendu à Delphes où l'oracle lui a annoncé le destin d'Oedipe, il a prit peur et a abandonné l'enfant au sommet d'une montagne dans les terres de Corinthe.) On suppose qu'elle a reconnu Oedipe lorsqu'elle a vu ses pieds enflés par les blessures de sa petite enfance lorsqu'il a été recceuilli. (Oedipe signifie : Pieds-enflés)

Le messager corinthien est un berger nomade, le premier à avoir recceuilli Oedipe bébé, il dit connaître un vieux serviteur qui pourrait éclairer le roi sur son passé.

Le vieux serviteur parle sous la menace et révèle la terrible vérité, ce qu'Aristote appelle l'évènement pathétique. Tirésias apparaît donc comme un devin véritable et n'avait pas menti, sa malédiction se concrétise : Après cela, tu peux traîner Créon dans la boue, tu peux piétiner mes oracles, nul être au monde ne sera plus atrocement brisé que toi !

Le choeur de vieillards thébains est là depuis le Parodos (son entrée) jusqu'à l'Exodos (sa sortie), il reste sur scène pendant toute la pièce et chante les Stasimons entre les épisodes au nombre de quatre dans la pièce.

La fin de la pièce est marqué par deux évènements dramatiques dont une mort.
Si vous avez des questions sur l'oeuvre de Sophocle, je n'hésiterai pas à éditer mon article, bientôt le numéro 2 : Oedipe à Colone.

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Comments :

  • ...

    24/04/2008

    nule ton skyblog...

  • lisourob

    27/07/2007

    jetudie cet oeuvre mdr ken javé loption grec

  • fan2lisa

    25/07/2007

    Super !!!! pour les fans du Destin de Lisa.
    Je viens de trouver la video du Mariage Entre Lisa et David !!!
    Va vite sur http://destin2lisa.50webs.com/ pour pouvoir la regarder !
    Gros bisous x X X ;-)
    Lisa
    -647.175890001566

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