Besancenot, au service du capitalisme sauvage

Le tigre ne se porte jamais mieux que lorsqu'on le chasse. La percée récente d'Olivier Besancenot nous conduit à la triste conclusion que, si Sarkozy gère ses dossiers comme un publicitaire, il a une diabolique intelligence politique.
La montée de Besancenot sert la méthode sarkozyste d'endiguement de l'opposition.
Pas besoin d'être grand prêtre pour comprendre que si l'extrême gauche monte, la gauche va se retrouver affaiblie. Les ultras, fatigués de l'inpertinent sarkozysme se retrouvent dans le nouveau parti Anticapitaliste que voudrait former le leader de l'extrême gauche (prétendument trostkiste mais je n'y crois pas une seconde), ainsi le parti socialiste perd encore de l'électorat et des membres. Ce n'est pas grave, devrais-je dire, en bon centriste, ça donnera l'occasion aux partisans de Bayrou de monter en puissance. Or, notre réflexion doit aller bien plus loin qu'une simple opportunité politique : l'endiguement de la gauche a de terribles conséquences dans le débat public : pour exister, la gauche est contrainte d'appliquer une politique policitienne (voter contre la loi OGM pour faire parler d'elle alors que la loi en question n'est clairement pas la plus grave qui passe en ce moment) et de se décrédibiliser. Car, sur le long terme, c'est ce qui arrivera.

Les anticapitalistes servent le capitalisme comme, en 2002, la diabolisation de l'extrême droite a permis la montée du Front national
Soit, je ne supporte pas la gauche (et encore moins la droite) mais il ne faut pas être idiot : refuser en bloc le capitalisme, qui est la première réalité de notre société-monde, puisqu'il est à l'origine de sa création, c'est se battre contre des courants d'air d'une part, et d'autre part, ça le sert. Pourquoi ? Parce que refuser en bloc un concept, c'est empêcher de planifier les limites qui doivent lui être appliquées. Le capitaisme du 21ème siècle est devenu une machine infernale incontrôlée qui provoque de graves conséquences :
- La crise des subprimes (crise de l'inverissement, crise de confiance, faillites de banques, spéculation abusive...)
- L'affaiblissement des classes moyennes (de nouveaux paupérismes, des fortunes énormes qui se créent)
Il existe des solutions pour adoucir le capitalisme et le domestiquer, la première étant l'Investissement Socialement Responsable (ISF).
Alors lorsqu'un politique révolutionnaire annonce qu'il faut stopper le capitalisme, il fait figure de bouffon. Soit, il est charismatique, soit il est une opposition. Mais cette opposition, à cause de son manque de crédibilité, n'existe pas. Besancenot finit par n'être que le bouffon de Sarkozy. Et le capitalisme sauvage prospère, encore et toujours, pendant que ses consquénces s'aggravent, sans qu'on puisse y appliquer la moindre limite, à défaut de se faire entendre...

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