Réchauffement mondial

Non, le réchauffement global n'est pas seulement une question politique.

Donc, elle vous conscerne aussi. J'ai trop entendu ce discours, ou plutôt cette absence de discours, qui renvoyait cette question comme un détail sans importance. Ce que montrait Nathalie Sarraute est aussi vrai pour nous tous : Le problème n'est pas de comprendre mais d'assumer.

Le premier janvier 2008, le New York Times a écrit : "I'd like to wish you a happy New Year, but I'm afraid I have a different sort of prediction. (...) I don't know if disaster will come by flood or drought, hurricane or blizzard, fire or ice."
"J'aurais voulu vous souhaiter une bonne année, mais j'ai bien peur d'avoir une autre sorte de prédiction (...) Je ne sais pas si le désastre viendra des sécheresses ou des innodations, du feu ou de la glace".

Quand on pense que les Américains sont en train de tuer les candidats démocrates, avec la complicité de madame Hillary, qui ne semble pas se sentir coupable du désastre planétaire qu'elle pourrait soutenir en faisant perdre son parti, on a le droit d'être dégoûté de la politique.
Ce serait une erreur.
Car le pouvoir politique est aujourd'hui le seul vraiment capable d'agir sur les sociétés et les mentalités.
Ceux qui prétentent se moquer du politique, lorsqu'ils me parlent de leur idéal, me décrivent un monde sans racisme, sans inégalité, sans discrimination, où tout le monde s'entend.
Ceci n'est pas une utopie. Pas même une "utopie réalisable" selon la nouvelle expression de la piètre oratrice Ségolène Royal.
Ceci est possible.
Encore faut-il qu'il y ait un monde. Et il est en train de cuire à petit feu.
Peut-être que l'immigration, le pouvoir d'achat et le terrorisme ne sont pas les menaces les plus graves qui pèsent sur nous en ce moment.
Peut-être que, si le pétrole augmente, il faudrait arrêter d'en acheter.
Peut-être qu'il faudrait mesurer les conséquences de ce que nous disons quand nous parlons du réchauffement planétaire de manière allusive et évasive.
Peut-être qu'alors, un jour, vous serez heureux. Moi, je ne peux l'être qu'en combattant cette crise, en refusant d'être un esclave. Bêlez tant que vous voudrez, lorsque les eaux submergeront la Floride et les Pays-bas, ce ne sont ni vos bulletins scolaires, ni votre pouvoir d'achat qui vous sauvera.
Pensez-y.

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Comments :

  • yashn

    11/06/2008

    Il est également utopiste mon cher ami, de croire que seule la politique peut agir. Ou plutôt, le travail à faire est si grand qu'à eux seuls ils seraient inefficaces : cela reviendrait à couper le courant et interdire les voitures. Le vrai problème en terme d'écologie aujourd'hui reste encore notre niveau technologique. Nous n'avons que trois grand type de sources énergétiques pour notre électricité :
    - les combustibles fossiles, ceux-la même qui dégagent le carbone.
    - les énergies renouvellables, dont le rendement électrique est si faible qu'aujourd'hui la plus grande centrale solaire ne pourrait pas alimenter ma ville.
    - le nucléaire, que tout le monde craint.

    Et quand bien même nous aurions la fusion nucléaire, ce n'est pas tout : il ne s'agirait là que des ressources pour l'électricité, n'oublions pas qu'il y a aussi le transport et le chauffage. Non, vraiment, c'est aujourd'hui chacun qui doit agir, la politique seule ne serait pas assez puissante pour que l'on règle notre problème car il est bien plus complexe qu'on l'imagine. Et crois-moi JB, les énergies renouvellables sont aussi bien moins élaborées qu'on ne le dit.

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