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Les 12 engagements du Mouvement Démocrate 10/04/2009

Je fais passer les engagements pris par le Mouvement Démocrate à la première Convention Europe.
J'adhère aux valeurs de ce texte, cependant je ne tiendrais pas nécessairement ces propos en tant qu'ils sont employés ici.



1 - L'union de l'Europe, maintenant, plus de doutes possibles
Nous proposons une réponse coordonnée de l'Union européenne à la crise, avec un grand emprunt européen de 3% du PIB, destiné, en particulier, à aider les PME à préparer l'avenir. Nous proposons que les grandes politiques de lutte contre la crise, par exemple, le plan automobile, fassent l'objet d'une démarche concertée et coopérative des Etats de l'Union, en tous cas de la zone euro.
2 - L'Europe, ce n'est pas seulement une économie, c'est un projet de société, des valeurs humanistes
Nous proposons que l'exigence sociale, démocratique et écologique soit placée au même niveau que la concurrence.
3 - En Europe, la compétition doit être rendue équitable
Nous demandons l'équité : les produits qui entrent en Europe doivent être soumis aux mêmes règles que ceux que nous fabriquons chez nous et l'Europe doit les aider à y parvenir.
4 - L'Europe, affaire de citoyens
Nous proposons que les délibérations des gouvernements, au sein du conseil, soient publiques, télévisées, ou diffusées sur internet. Nous proposons que toute préparation de décision de l'Union soit annoncée aux citoyens, sauf urgence, trois mois avant d'être prises, par voie de presse, de manière qu'ils puissent donner leur avis et saisir leurs députés européens.
5 - L'Europe ne peut pas organiser la concurrence sauvage des Etats européens entre eux
Nous proposons que soit mis en place une harmonisation fiscale qui permette une coopération et non pas des politiques de dumping qui visent à voler les entreprises des uns pour les installer chez les autres.
6 - Le savoir et la connaissance priorités de l'Europe
Nous proposons un doublement progressif du budget européen pour la recherche et, en liaison avec les Etats membres de l'Union, une aide efficace au dépôt de brevets.
7 - Pour que l'Europe agisse dans des domaines aussi importants que la recherche, il lui faut des moyens réels
Nous proposons un budget européen dont le volume serait décidé par le parlement européen et alimenté par un impôt unique sur l'ensemble des pays de l'Union, par exemple un prélèvement sur les transactions bancaires et boursières.
8 - L'Europe, zone de sécurité
Nous proposons un procureur européen avec autorité sur les polices et les autorités de poursuite de chacun de nos pays.
9 - La responsabilité de l'Europe en matière de politique agricole est plus importante que jamais
Nous défendrons une politique européenne d'agriculture de qualité qui visera à la fois la sécurité alimentaire de l'Europe, l'exigence environnementale, et le maintien d'un vrai tissu d'exploitations agricoles de taille humaine.
10 - Aucun des progrès nécessaires de l'Europe ne pourra se faire sans volonté politique
Nous défendrons l'idée d'une avant-garde européenne, qui sera capable de faire bouger les choses. Pour nous, c'est la zone euro, les seize pays qui ont une monnaie unique en partage qui doivent former cette avant-garde. Libre aux autres pays de les rejoindre pour renforcer l'ensemble.
11 - Il faut convaincre les Européens que l'Europe n'écrase pas leur identité, au contraire qu'elle la garantit
Nous défendrons l'Europe qui garantit les identités, les modes de vie, les langues et les cultures sur son sol et dans le monde.
12 - L'immigration est la partie visible du plus grand drame de l'humanité : le sous-développement et la pauvreté
Pour nous, il faut mettre un terme aux politiques de pillage et de corruption du tiers-monde que nous appelons le monde abandonné. Il faut protéger leurs marchés, leur permettre de produire ce qu'ils mangent et de fabriquer ce qu'ils consomment, et cesser de piller leurs matières premières. Pour cela, la lutte contre les paradis fiscaux qui abritent l'argent de la corruption est un impératif. Nous proposons qu'on ne reconnaisse plus en Europe, les contrats signés avec les paradis fiscaux.

Le mensonge signé mediapart 29/03/2009

En allant sur le site de mediapart, que je croyais être animé par des journalistes de qualité, j'en viens à lire que :
Pour conforter son pôle économique, François Bayrou s'est donc entouré de Robert Rochefort. Un renfort qui, nous l'avons vu, ne risque pas de remettre en question la pensée unique néo-libérale qui est le principal marqueur idéologique du MODEM.
On croit rêver ! Je sors d'une Convention où le maître mot était de REMPLACER l'idéologie néolibérale par une société humaniste, avec des propositions telles que supprimer les stocks options pour les entreprises cotées en Bourse...
Je n'attendais vraiment pas cela d'un site dont on m'a tant vanté les mérites. Il ne s'agit pas d'une indignation politique mais journalistique, il n'est pas acceptable de diffuser une fausse information.
La pensée néolibérale n'est pas un marqueur idéologique si ce n'est la cible sur laquelle le MoDem s'apprête à tirer à l'arc !


Lien de l'article : http://www.mediapart.fr/club/blog/velveth/290309/bayrou-est-bien-le-representant-du-neo-liberalisme-la-preuve-par-rochefort-

Intervention de Renaud Dély au Lycée Molière 28/03/2009

Désolé pour ce moment d'absence, le concours blanc m'a rattrapé. Voici un nouvel article sur la vie dans mon lycée, où il se passe des choses (oui, oui !).


La formation de Renaud Dély

Renaud Dély, actuellement journaliste à Marianne, anciennement direction adjoint à Libération, est venu faire une intervention au lycée Molière, dans le 16ème arrondissement de Paris. Après une classe préparatoire hypokhâgne/khâgne, et une maîtrise d'histoire, Renaud Dély étudie le journalisme Rue du Louvre et est aujourd'hui journaliste depuis 15 ans, spécialisé en politique française. Il vient de publier un livre sur les querelles au Parti Socialiste : La guerre des ex.

« Il y a deux métiers différents que l'on a tendance à confondre : journaliste et blogueur. » En effet, les blogs ne peuvent être considérés que comme des témoignages mais pas comme de la véritable information. L'information doit être vérifiée grâce au croisement des sources. Il existe des sites web animés par des journalistes (Rue89; mediapart; slate.fr...) et qui diffusent de l'information vérifiée. Les blogs ont souvent tendance à diffuser des rumeurs.
Il y a donc de la bonne info et de la « Malinfo ».
Certains journaux font de l'information « brute » et d'autres sont plutôt des journaux d'opinion. Le Parisien, par exemple, se positionne très rarement. Marianne est l'inverse, c'est un journal avec beaucoup d'éditorialistes, critique notamment vis-à-vis de Nicolas Sarkozy. Cependant, quand il prend de bonne décisions, il faut le dire.
Pour avoir de la bonne information, il s'agit de voir les gens et de les faire parler.
« Un journaliste n'est pas un fan, au contraire. » Suite à cela, Renaud Dély évoque son expérience comme journaliste spécialiste du Front National, un parti dont il ne partage pas les points de vue mais qui a été « journalistiquement passionnant. »

Peut-on parler d'une mort annoncée de la presse écrite ?

Ce qui nuit à la presse écrite, ce sont l'instantanéité et la concurrence. De plus, sa crédibilité a été gravement entamée. Il évoque ensuite l'affaire Elkabbach/Sevran : le journaliste Jean-Pierre Elkabbach avait annoncé sur Europe 1 la mort de Pascal Sevran 3 jours plus tôt avant qu'elle n'ait réellement lieu.
La presse écrite est une profession qu'on dit « en crise » sous l'effet de la concurrence :
- En 1967, 59% des plus de 15 ans lisaient chaque jour un quotidien.
- En 2005, il ne sont plus que 34%.
- En 2005, 43% des lecteurs de quotidiens nationaux ont plus de 50 ans.

On entre dans la génération du tout-gratuit, et en 2015, il y aura des gens qui n'auront lu que sur internet. « L'information a un coût. »
La presse est chère :
- Monopole sur la diffusion et monopole CGT des ouvriers du livre.
- De moins en moins de points de vente.
- Les recettes publicitaires fondent : Entre 2001 et 2008, Le Monde a perdu 50% de ses recettes publicitaires.
La distribution et la fabrication font 70% du prix d'un journal. Le secteur de la presse quotidienne compte déjà sur les aides de l'Etat pour 15% de son budget. Il y a de moins en moins de journalistes et de nombreux plans sociaux de départ sont organisés.
Quel est le devenir de la presse écrite ?

NB. : Nombres de salariés chez :
Marianne : 70; L'Express : 120; Le Nouvel Obs: 180

Débat Jeunes Démocrates, 20/02/09 : Réforme du lycée, un consensus possible ? 23/02/2009

Je me suis rendu au siège du Mouvement Démocrate pour un débat où Marielle de Sarnez était attendue, mais apparemment elle n'est pas aussi sûre que Corinne Lepage, enfin, ne la jugeons pas trop vite.
Les intervenants étaient les représentants des syndicats lycéens : UNL (6000 adhérents, le premier en nombre), FIDL, SUD et UNI-lycée.
(Ayant encore du mal à jongler avec ces syndicats peu connus, excusez une erreur éventuelle d'attribution des intervenants, j'ai vérifié tant que j'ai pu. Me signaler toute erreur en commentaire)

Alexia Portin, de la FIDL (http://www.fidl.org/) : Il faut faire une réforme mais pas sur une base de restriction budgétaire. Lors des Etats généaux de la FIDL (où Xavier Darcos était présent), nous avons fait trente propositions.
(Nota : extrait du communiqué de presse sur le site de la de la FIDL : les réponses apportées par Xavier Darcos ont démontré une fois de plus que, si des avancées étaient envisageables sur plusieurs de nos revendications, les engagements présidentiels sur la question des suppressions de postes restent un obstacle à un débat constructif. )

Charlotte, de UNI-lycée (http://www.unilycee.com) : Il faut "absolument changer quelque chose", le système français est très lourd, au niveau travail par exemple mais aussi le lycée est peu lié à l'enseignement supérieur. Il faut de la concertation.
(Nota: extrait d'un article du site du syndicat : Si d'autres syndicats font le choix de la rue, nous, à l'UNI-Lycée, nous voulons travailler avec les élus afin de les concerter, de débattre et de construire tous ensemble un vrai projet de réforme du lycée. Nous avons déjà commencé au premier trimestre avec une consultation nationale sur la réforme des lycées. )



Grand débat sur la justice à Rouen 23/02/2009

Play the video
Le grand débat a eu lieu, voici le site où vous aurez l'extrait vidéo : http://www.jeunes-democrates76.fr/
Thème : LA REFORME DE LA JUSTICE ET L'ETAT DES PRISONS

Au fur et à mesure que le débat avançait, j'ai résumé les idées principales en essayant de suivre ce débat de fond très technique entre connaisseurs de la justice :



7h48


Quels changements apporteraient la suppression du juge d'instruction ?

7h55


La France dérive vers un système autocratique



7h57


Supprimer le juge d'instruction, cela fait partie d'une entreprise de la démolition de la justice

7h58


Personne ne doit pouvoir se sentir à l'abri s'il a commis un délit



7h59


La réforme va mettre à la charge des accusés la recherche de la vérité

8h00


Avant, c'était l'Etat, à travers l'institution des juges d'instruction, qui payait la recherche de la vérité



8h01


A la suite d'outreau, les juges ont proposé le passage à une proposition accusatoire et la transformation du juge d'instruction en un juge de l'instruction

8h03


On attend de voir si l'avocat peut intervenir à tout moment de l'enquête, si le parquet sera indépendant, mis à l'abri des partis politiques, avec possibilité de contestation, dans ce cas ce serait une amélioration



8h06


Mariette Vinas intervient : les juges demandent de l'indépendance, on parle de système (on ne peut pas changer une des parties sans nuire à l'intégrité du système). Statut particulier du parquet en France : hierarchisé, peut recevoir des directives du ministère de la justice

8h07


Les magistrats peuvent exercer deux types de fonctions : le siège et le parquet. Au siège, ils devraient avoir une totale indépendance (sans pression politique ou de rentabilité), au parquet, le système est hiérarchisé et recoit des directives



8h09


Choses inquiétantes : supprimer le juge d'instruction, c'est empêcher certaines enquêtes d'aboutir. Comment faire pour forcer le parquet à enquêter sur certaines choses ?

8h09


S'il reçoit des directives, ce n'est pas évident...



8h10


Autre réforme : l'aide juridictionnelle (avocat commis d'office) réduite

8h10


Vinas craint un débat très technique qui ne mobilise pas suffisamment



8h12


Orientation : création de ratios (un policier doit faire x nombre de garde par nuit, par exemple), c'est une orientation grave

8h14


La population a du mal à comprendre, on leur a bourré le crâne avec Outreau selon Vinas



8h15


Pourquoi défendre l'indépendance des magistrats, disent-ils ?

8h16


Tout chose trop vite, sans réflexion, sans cohérence



8h22


Les magistrats se sentent décrédibilisés, si on va vers un système sacrifié, c'est préocupant, si les petits (sans argent) n'ont pas la possibilité de se faire aider par l'Etat et qui ne peuvent pas payer les éléments d'enquête sont laisés, alors oui, c'est inquiétant

8h23


Suppression du juge d'instruction = système accusatoire (vocabulaire)



8h24


Ce système a cours en Angleterre

8h25


Le système accusatoire est très cher et difficile à mettre en pratique



8h36


Corinne Lepage : le juge d'instruction gère très peu d'affaires, instruction dichotomique. Il y a une justice d'"abbatage", (50 affaires à la suite en une journée). Il y a une justice à deux vitesses.

8h38


Un certain nombre de réformes visent certaines affaires précisément depuis une douzaine d'années.



8h38


Si on passe au système accusatoire, les victimes payent elles-mêmes

8h47


Questions : - Vous avez beaucoup parlé d'argent. Pourriez-vous dire comment la France se situe ? Quel est l 'effort de la France pour la justice ?
- Nous n'avons pas les chiffres mais je pense qu'on est dans les derniers dans les pays européens. Aujourd'hui, il n'est pas question d'augmenter les moyens de la justice. Il faut faire des économies d'échelle



8h49


Aujourd'hui, on a autant de magistrats qu'en 1918 !

8h56


Nouvelle circulaire : économies à faire partout où c'est possible



8h59


Taylorisme judiciaire

9h00


Deuxième partie : Prisons, la sécurité contre les droits de l'Homme ?



9h01


A la suite d'un suicide en prison, la coup d'appel européenne a condamnée la France pour traitements inhumains. Surpopulation qui atteint des niveaux énormes, notamment

9h02


Que devrait-on faire pour améliorer les prisons ? Depuis les temps modernes, la prison évolue de manière très cyclique, très irrégulière comme dit J-C Vimont, qui a montré que la justice évoluait d'autant plus vite que les personnes haut placées en avaient besoin...



9h04


Rétention de l'information

9h06


Pas d'amélioration des conditions de détention. C'est difficile de l'envisager en voyant l'évolution de la société. Carcérisation de la pensée : on a du mal à penser le système global. On doute de nos capacités à interroger un système sans avoir les moyens de prendre la distance.



9h07


Etude d'impact sur les travaux d'intérêt général : les taux de récidive sont divisés par deux. Qu'est-ce qui fait baisser ce taux ?

9h10


Le chercheur est un acteur réel du changement, on ne pourra changer la prison que si on cherche à changer l'image de la prison. Les conditions sont atroces : la fouille impromptue (réglementée mais pas respectée) est un scandale.



9h15


Patrick Chabert intervient à la suite du chercheur : Les droits de l'Homme n'existent quasiment pas en prison. Un détenu qui se trouve poursuivi doit être assisté d'un avocat, c'est tout. L'entrée en prison, c'est l'atteinte immédiate au droit de l'Homme. Une cellule, c'est 9m carré avec des toilettes et 1, 2, 3 ou 4 personnes autour. La vie dans ces conditions, c'est l'humiliation permanante. On ne peut pas s'occuper en prison. Vous n'avez aucun droit, ni même celui d'étudier.

9h15


On prive les prisonniers de tous les moyens pour se reconstruire.



9h16


117% de population carcérale et donc 17% de surpopulation; en Espagne, c'est pire : 140%

9h16


Relations dramatiques entre le gardien et le détenu.



9h22


Maitre Etienne NOEL : C'est une situation intenable, de nouvelles prisons ne résoudra pas le problème. Tout etablissement ouvert est immédiatement remplit. Il faut rompre avec la culture sécuritaire qu'on nous sert. Il faut une révolution dans les mentalités : je crois que les juges ont une responsabilité, c'est de ne pas mettre en prison. Agiter comme bouc émissaires les délinquants, ça suffit. On demande : 1- une loi pénitentaire qui impose que la prison ne soit choisie qu'en dernier recours. 2- Quand il n'y a plus de place, on ne fait pas venir de nouveaux détenus. 60% de prisons surpeuplées.

9h23


On subit une politique régressive ! Ce n'est pas le rôle de la justice pour satisfaire la vengeance. On disait que la prison n'était que la privation de liberté, ce n'est pas le cas, ce sont les vexations, les humiliations. Il faut remédier à la situation sans populisme.



9h27


Madame Vinas poursuit : On ne laisse pas les juges faire un contrôle. L'exécutif nous limite. Actuellement, il faut tout simplifier. Moi, je ne vais pas poser comme principe que la première fois on ne va pas en prison. Le problème, c'est celle des peines planchers. L'opinion publique s'en fout un peu.

9h28


Les petits délinquants se ramassent les peines planchers. Il y a un problème d'automaticité des peines.



9h28


Exemple : 2 douches par semaine.

9h29


Il faut tout le temps des gardiens pour surveiller, or, dans des prisons surpeuplés, on imagine le problème.



9h29


Dans les maisons d'arrêt, il peut y avoir un voleur de bouteille et un assassin l'un à côté de l'autre.

9h36


Question : - Et la sécurité du personnel ? En tant qu'avocat, j'ai des exemples: quelque chose justifie t-il que des surveillants qui font des rondes la nuit n'aient pas les clés des cellules ? On va me dire qu'en cas d'agression, le détenu vole les clés ect...



9h45


(...) Maître VILTINGOT : ces traitements sont criminogènes. On est dans des sociétés qui ont perdu quelque chose : nouvelle vision très communautarisée. Le président dit qu'il y a ceux qui sont du côté des victimes et les autres; c'est une honte.

9h48


- Foucault dit que la prison est un lieu pour réhabiliter un citoyen. Aujourd'hui, on est dans une pratique régressive, on revient à l'Ancien régime.



9h54


(Le débat se termine)