Intervention de Renaud Dély au Lycée Molière

Désolé pour ce moment d'absence, le concours blanc m'a rattrapé. Voici un nouvel article sur la vie dans mon lycée, où il se passe des choses (oui, oui !).


La formation de Renaud Dély

Renaud Dély, actuellement journaliste à Marianne, anciennement direction adjoint à Libération, est venu faire une intervention au lycée Molière, dans le 16ème arrondissement de Paris. Après une classe préparatoire hypokhâgne/khâgne, et une maîtrise d'histoire, Renaud Dély étudie le journalisme Rue du Louvre et est aujourd'hui journaliste depuis 15 ans, spécialisé en politique française. Il vient de publier un livre sur les querelles au Parti Socialiste : La guerre des ex.

« Il y a deux métiers différents que l'on a tendance à confondre : journaliste et blogueur. » En effet, les blogs ne peuvent être considérés que comme des témoignages mais pas comme de la véritable information. L'information doit être vérifiée grâce au croisement des sources. Il existe des sites web animés par des journalistes (Rue89; mediapart; slate.fr...) et qui diffusent de l'information vérifiée. Les blogs ont souvent tendance à diffuser des rumeurs.
Il y a donc de la bonne info et de la « Malinfo ».
Certains journaux font de l'information « brute » et d'autres sont plutôt des journaux d'opinion. Le Parisien, par exemple, se positionne très rarement. Marianne est l'inverse, c'est un journal avec beaucoup d'éditorialistes, critique notamment vis-à-vis de Nicolas Sarkozy. Cependant, quand il prend de bonne décisions, il faut le dire.
Pour avoir de la bonne information, il s'agit de voir les gens et de les faire parler.
« Un journaliste n'est pas un fan, au contraire. » Suite à cela, Renaud Dély évoque son expérience comme journaliste spécialiste du Front National, un parti dont il ne partage pas les points de vue mais qui a été « journalistiquement passionnant. »

Peut-on parler d'une mort annoncée de la presse écrite ?

Ce qui nuit à la presse écrite, ce sont l'instantanéité et la concurrence. De plus, sa crédibilité a été gravement entamée. Il évoque ensuite l'affaire Elkabbach/Sevran : le journaliste Jean-Pierre Elkabbach avait annoncé sur Europe 1 la mort de Pascal Sevran 3 jours plus tôt avant qu'elle n'ait réellement lieu.
La presse écrite est une profession qu'on dit « en crise » sous l'effet de la concurrence :
- En 1967, 59% des plus de 15 ans lisaient chaque jour un quotidien.
- En 2005, il ne sont plus que 34%.
- En 2005, 43% des lecteurs de quotidiens nationaux ont plus de 50 ans.

On entre dans la génération du tout-gratuit, et en 2015, il y aura des gens qui n'auront lu que sur internet. « L'information a un coût. »
La presse est chère :
- Monopole sur la diffusion et monopole CGT des ouvriers du livre.
- De moins en moins de points de vente.
- Les recettes publicitaires fondent : Entre 2001 et 2008, Le Monde a perdu 50% de ses recettes publicitaires.
La distribution et la fabrication font 70% du prix d'un journal. Le secteur de la presse quotidienne compte déjà sur les aides de l'Etat pour 15% de son budget. Il y a de moins en moins de journalistes et de nombreux plans sociaux de départ sont organisés.
Quel est le devenir de la presse écrite ?

NB. : Nombres de salariés chez :
Marianne : 70; L'Express : 120; Le Nouvel Obs: 180

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