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Réchauffement mondial 02/06/2008

Non, le réchauffement global n'est pas seulement une question politique.

Donc, elle vous conscerne aussi. J'ai trop entendu ce discours, ou plutôt cette absence de discours, qui renvoyait cette question comme un détail sans importance. Ce que montrait Nathalie Sarraute est aussi vrai pour nous tous : Le problème n'est pas de comprendre mais d'assumer.

Le premier janvier 2008, le New York Times a écrit : "I'd like to wish you a happy New Year, but I'm afraid I have a different sort of prediction. (...) I don't know if disaster will come by flood or drought, hurricane or blizzard, fire or ice."
"J'aurais voulu vous souhaiter une bonne année, mais j'ai bien peur d'avoir une autre sorte de prédiction (...) Je ne sais pas si le désastre viendra des sécheresses ou des innodations, du feu ou de la glace".

Quand on pense que les Américains sont en train de tuer les candidats démocrates, avec la complicité de madame Hillary, qui ne semble pas se sentir coupable du désastre planétaire qu'elle pourrait soutenir en faisant perdre son parti, on a le droit d'être dégoûté de la politique.
Ce serait une erreur.
Car le pouvoir politique est aujourd'hui le seul vraiment capable d'agir sur les sociétés et les mentalités.
Ceux qui prétentent se moquer du politique, lorsqu'ils me parlent de leur idéal, me décrivent un monde sans racisme, sans inégalité, sans discrimination, où tout le monde s'entend.
Ceci n'est pas une utopie. Pas même une "utopie réalisable" selon la nouvelle expression de la piètre oratrice Ségolène Royal.
Ceci est possible.
Encore faut-il qu'il y ait un monde. Et il est en train de cuire à petit feu.
Peut-être que l'immigration, le pouvoir d'achat et le terrorisme ne sont pas les menaces les plus graves qui pèsent sur nous en ce moment.
Peut-être que, si le pétrole augmente, il faudrait arrêter d'en acheter.
Peut-être qu'il faudrait mesurer les conséquences de ce que nous disons quand nous parlons du réchauffement planétaire de manière allusive et évasive.
Peut-être qu'alors, un jour, vous serez heureux. Moi, je ne peux l'être qu'en combattant cette crise, en refusant d'être un esclave. Bêlez tant que vous voudrez, lorsque les eaux submergeront la Floride et les Pays-bas, ce ne sont ni vos bulletins scolaires, ni votre pouvoir d'achat qui vous sauvera.
Pensez-y.

Nouveau blog ! 02/06/2008

Tout d'abord, je voudrais renouveller mes remerciments à mes amis et défenseurs, de nouveaux commentaires se sont ajoutés aux précédents et je tiens à dire à ceux qui les ont postés que je les adore^^.

La nouvelle du jour, c'est la création de ce nouveau blog :

http://modemvernonnais.blogs.nouvelobs.com/

Cela ne supprimera pas celui-ci, mais il permettra de poster tous les articles politiques qui ne sont pas le but de ce blog-ci, puisqu'il n'en a pas, quand on y réfléchit...^^
L'article sur Besancenot y est reproduit à l'identique, je le laisse ici comme "vitrine" de mon nouveau blog.
Venez nombreux !

Besancenot, au service du capitalisme sauvage 27/05/2008

Le tigre ne se porte jamais mieux que lorsqu'on le chasse. La percée récente d'Olivier Besancenot nous conduit à la triste conclusion que, si Sarkozy gère ses dossiers comme un publicitaire, il a une diabolique intelligence politique.
La montée de Besancenot sert la méthode sarkozyste d'endiguement de l'opposition.
Pas besoin d'être grand prêtre pour comprendre que si l'extrême gauche monte, la gauche va se retrouver affaiblie. Les ultras, fatigués de l'inpertinent sarkozysme se retrouvent dans le nouveau parti Anticapitaliste que voudrait former le leader de l'extrême gauche (prétendument trostkiste mais je n'y crois pas une seconde), ainsi le parti socialiste perd encore de l'électorat et des membres. Ce n'est pas grave, devrais-je dire, en bon centriste, ça donnera l'occasion aux partisans de Bayrou de monter en puissance. Or, notre réflexion doit aller bien plus loin qu'une simple opportunité politique : l'endiguement de la gauche a de terribles conséquences dans le débat public : pour exister, la gauche est contrainte d'appliquer une politique policitienne (voter contre la loi OGM pour faire parler d'elle alors que la loi en question n'est clairement pas la plus grave qui passe en ce moment) et de se décrédibiliser. Car, sur le long terme, c'est ce qui arrivera.

Les anticapitalistes servent le capitalisme comme, en 2002, la diabolisation de l'extrême droite a permis la montée du Front national
Soit, je ne supporte pas la gauche (et encore moins la droite) mais il ne faut pas être idiot : refuser en bloc le capitalisme, qui est la première réalité de notre société-monde, puisqu'il est à l'origine de sa création, c'est se battre contre des courants d'air d'une part, et d'autre part, ça le sert. Pourquoi ? Parce que refuser en bloc un concept, c'est empêcher de planifier les limites qui doivent lui être appliquées. Le capitaisme du 21ème siècle est devenu une machine infernale incontrôlée qui provoque de graves conséquences :
- La crise des subprimes (crise de l'inverissement, crise de confiance, faillites de banques, spéculation abusive...)
- L'affaiblissement des classes moyennes (de nouveaux paupérismes, des fortunes énormes qui se créent)
Il existe des solutions pour adoucir le capitalisme et le domestiquer, la première étant l'Investissement Socialement Responsable (ISF).
Alors lorsqu'un politique révolutionnaire annonce qu'il faut stopper le capitalisme, il fait figure de bouffon. Soit, il est charismatique, soit il est une opposition. Mais cette opposition, à cause de son manque de crédibilité, n'existe pas. Besancenot finit par n'être que le bouffon de Sarkozy. Et le capitalisme sauvage prospère, encore et toujours, pendant que ses consquénces s'aggravent, sans qu'on puisse y appliquer la moindre limite, à défaut de se faire entendre...

Réponse à un commentaire 27/05/2008

Je vous invite à consulter le commentaire de "L'hypokhâgne conduit à la dépression, légende ?" qui portait sur Louis-Napoléon Bonaparte, il laisse deux questions auquelles je propose deux pistes de réponse :

- Pourquoi il n'y a que les leaders qui savent ce qu'ils font ?
Parce que ce sont précisément ceux qui ont été formés pour gouverner et pour comprendre les enjeux et les systèmes qu'il gouvernent. Et ils sont mauvais lorsqu'ils ne comprennent pas ou qu'ils ne prennent pas en compte ces systèmes. La politique n'a rien d'une affaire d'opinion, elle necessite une connaissance approfondie des institutions et des enjeux d'un pays et de la société-monde. Les leaders sont leaders parce qu'ils savent, ou qu'ils font croire qu'ils savent comment agir en face de problèmes de plus en plus complexes au sein de cette société-monde.

-Pourquoi les acteurs ne sont qu'un troupeau de révoltés et mal instruits ?
Parce qu'il s'agit d'une masse qu'on traîne derrière soi, la plupart des gens se foutent royalement du politique, alors qu'il est le principal moteur des sociétés. Les acteurs d'une révolution n'ont pas conscience des enjeux de ce qu'ils sont en train de faire, ils se révoltent parce qu'ils n'ont "plus rien à perdre". La révolution vient de ce qu'ils ne peuvent plus vivre comme ils vivaient avant et qu'ils se sentent perdus au milieu d'une société qui les laisse de coté. C'est un processus social qui marque une accélération. Elle ne peut survenir que dans le cadre d'une forme d'absolutisme autoritaire et d'un courant de changement de société sous-jacent à la révolution. Aujourd'hui, en 2008, au sein de l'Union Européenne, une révolution n'est pas possible.

Citations sur l'art 21/05/2008

Quelques citations receuillies sur le thème de l'art. J'ai un énorme doc de citations dont je dévoile celui-là...^^ faites-moi part de vos réflexions :

All art is quite useless. (Oscar Wilde in The preface of The picture of Dorian Gray)

L'oeuvre doit à la fois creuser le désir et le combler.

Un objet devient une œuvre d'art lorsqu'il ne sert plus à quelque chose mais qu'il est quelque chose d'autre que ce qu'il est. Après que nous ayons mis en lui quelque chose de nous-même, une partie de notre âme. (euh bah...moi...)

Si Dieu le père a crée les choses en les nommant, c'est en leur ôtant leur nom, ou en leur donnant un autre que l'artiste les recrée. (Marcel Proust)

Les grandes œuvres d'art ne sont grandes que parce qu'elles sont accessibles et compréhensibles à tous. (Léon Tolstoï)

L'art est un mensonge qui nous permet d'approcher la vérité. (Pablo Picasso)

L'art est un anti-destin. (André Malraux)

Les excuses ne figurent pas dans l'art, les intentions n'y sont pas comptées : à tout moment l'artiste doit écouter son instinct ce qui fait que l'art est ce qu'il y a de plus réel, la plus austère école de la vie et le vrai jugement dernier. (Marcel Proust)

Les grands artistes ne sont pas les transcripteurs du monde : ils en sont les rivaux. (André Malraux)

Every portrait that is painted with feeling is a portrait of the artist, not of the sitter. (Oscar Wilde in The picture of Dorian Gray)

La modernité, c'est le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l'art, l'autre moitié est l'éternel et l'immuable. (Baudelaire)